2 girls in JeruMon Intervention sur la page facebook de l'illustre Didier Lestrade

« Please signez, ça ne prend qu'une seconde. Palestine 194! »

- Euh Les Palestiniens c’est un peuple ou juste des Jordaniens déguisés ? ;

- Et je te vire dans 2 secondes, byeeeeeeeeeeeeeee. De toute manière je le connais pas ce mec et c'est pas à 2H40 du matin que je vais laisser un sionniste troller sur mon mur. Je suis encore chez moi ici. »

Didier c’est du pure, c’est de l’être en fusion, en quelques mots énervés il révèle la face contrariée des victimes à la bouche pleine de mots vains. Et nous sommes, nous le monde actif, l’exutoire d’un type pas si atypique que cela au final.

« Dans 24 heures, la demande de reconnaissance de l'Etat de Palestine va être présentée à l'Assemblée Générale de l'ONU. Les Etats-Unis et Israël tentent de bloquer cet appel non-violent et légitime. Si nous convainquons l'UE de la soutenir, cela pourrait relancer les espoirs de paix. » Signez l'appel!

 La radicalité n’est applicable que par les gens dans la matrice. Etre à l’origine est une obligation pour condamner et crier. Didier Lestrade a toujours été la conscience de la tapette des années Sida. Une voix à écouter au milieu du marasme de la crise en tout genre. Il a connu le début des effets de cette maladie inconnue, et les êtres tombent autour de vous, on devient responsable de la parole a apportée, décortiquante, vraie, sans gène. 

La thèse du soi-même, la spécialisation de la structure fuyante coûte que coûte , mise à nue.  Didier lestrade s’est spécialisé et puis parla de lui-même, contraint. A lui toute une culture, une génération qu’il transpire, les goûts, les tendances américaines, La référence. Notre AOC, que l’on scrute en mode tendresse, d’une vision décalée, l’anonymat des villes plutôt que la factory New Yorkaise, la France a toujours été une grande endormie, les pédés sans exception. Réclamé leur révolte artistique, Paris : quand la nuit meurt en silence, vu de province et pointé du doigt et n’être que le ressassement du mieux avant. Epoque moderne où les vieux se rebiffent, la contestation générationnelle est un trait de modernité de la société. L’artiste crée, demander à Craig Gaibler son avis sur l’évolution du conflit Israelo/palestinien, la réponse ne sera qu’une prise de position évasive, pleine de bon sentiment. L’artiste est fébrile à l’altérité, rien à foutre du reste ! Le journaliste se spécialise, le gribouilleur de la rubrique Etranger de compter musique est un exercice incertain. La globalité n’est pas un fourre tout !

 

Lestrade n'est pas un premier venu, la liberté de rendre la vérité explicite à une pensée se paye mais ne s'achètera jamais. Lestrade l'a compris. Son combat est d'unifier les minorités et les injustices que mille neuf cent quatre vingt ont dessinées. Out alors les vainqueurs, plus de douceurs aux vaincus... Les pauvres de la crise, les famineux d'Afrique que la conscience humanitaire soulagera un temps, les malades Benetton, les rebeus de la marche Douce France. Tous victimes des accaparateurs, des spoliateurs aux poches pleines de la bourse reine. Et puis les Palestiniens, délaissés et vaincus. Eux par une seule horreur : Israël, suppôt de Satan Répoublicain. Une entité bien définie, et des gens à peu près identifiés, aller les juifs en général ! Les sionistes plutôt sinon on sera trop raciste. Le vague favorise l'écume incertaine. On a trouvé les maux de la planète. Plus qu’à les exterminer intellectuellement.
On biffe l'histoire car la théorie à balayer les faits, on cherche des témoins satisfaisants... Oui pendant les guerres les enfants crient de peur, les femmes de douleur. L'image c'est la toute nouvelle arme. Et puis le rebeu, son idéalisation donne a bander. De l’Abdellah Taïa de banlieue au mythe d'une société arabe bisexuelle, du Cadinot en révolutionnaire. L’occidentale s’appitoie, phantasme surtout sur la poisse. Le diamant dans la merde à trouver, il faut bien fouiller.
Je passerai sur les droits des LGBt au sein de l'Autorité Palestienne. Parle du Sushan(1) aux Gays palestiniens, parle leur de vivre en paix avec eux même au lieu d'affirmer qu'elle viendra par le saint esprit du Goubliboulga.

« 194, 194, 194 ! » scandent les idiots. La réalité ! La Palestine n'est pas un pays ! Une unité sauvegardée par les Nations Unis, sacrifiée par  les nations Arabes alentour et qui échoie à Israël d'assumer une partie de sa sécurité et de son économie. Ils ont cette fierté vaine de ne s'être jamais féodé à un pouvoir unificateur, une armée de paysans sans but, sans âme collective du projet en commun. 
Le dire est ce haïr ? Le colon israélien de 1947 a t il spolié les terres des arabes ? Sans doute pour une partie, mais quand on perd une guerre de conquête, on est annexé.
La raison de vie d'un palestinien nationaliste est la haine du juif ! Il y aurait eu Etat si des frontières naturelles avaient surgies, une bonne guerre s’arrête où la nature le veut. Le Mont Golan au Nord, le Sinaï au Sud et le Jourdain à l'Est.

Il veut la révolte, et chaque grain de sable dans l’évolution globalisé du tout unifié sans saveur, est une arme à laquelle s’accrocher.

Pour régler le problème avec les juifs (et plaire à Lestrade):

Transfert, transfert, quel est le drame ? L'Allemagne existe toujours. Ils ont exterminé les juifs et au final fait fuir le reste en Palestine. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les arabes de Judée-Samarie ? En Jordanie, En Syrie ou en Egypte. La droite nationale n'a de philosophie que la défense de leur pays et la peur de l'Arabe. L'histoire du massacre des juifs de Jérusalem est tenace, comme ces gosses Haredi si facile à traiter chacun de "nazi" s'ils sont justes différents. La mémoire comme un réflexe contre l'oppression. Comme Didier Lestrade quand il me traite de Troll.
Le juif et l’arabe ne peuvent s’entendre aujourd’hui. Quant pointe l’islamisme et l’appel à la destruction quotidien de leur frère Sémite, la seule solution est une vraie partition sécurisée pour chacun. Croire le contraire, d’une humanité sans guerre et violence en tout genre n’est qu’un but à tendre, pas une réalité surtout dans un monde si emprunt de religiosité.

Alors le trôle de Sioniste n’est qu’un homme qui doute. Désolé d'avoir suscité une telle réaction, j'aurai préféré que tu m'en envoie plein la gueule et au moins on aurait eu une explication d'homme. Je demande à être con, même si j’ai passé l’âge des leçons de moral, et qu'on me l'apprenne sans aucun souci.

 

(1) : Sushan bar de Jerusalem, une parenthèse enchantée dans cette ville biblique où  Palestiniens de Ramallah, israeliens religieux, militaires et autres touristes se retrouvaient pour des shows de Cocinelles endiablés sur de la musique psychadélique.