suede 2La dernière semaine, ne sachant où vaticiner, j’ai profité de l’occasion pour voyager plus au nord. Voir Maor. Dans cette Europe à l’économie vivifiante malgré l’atonie générale du continent. Sous un soleil radieux, les lacs gelés et le paysage parsemé d’une blancheur qui ne serait encore tenir avec l’arrivé du printemps, Stockholm apparaît comme une petite capitale bien solide au milieu de ce paysage de conte de Noël.

Les gens consomment, les centre commerciaux sont bondés, et le bêton stalinien des années soixante côtoie les structures en bois et de rendu énergique de pointe. Nous sommes dans un nouveau monde paraît-il.

Depuis toujours la Suède à été un modèle. Ségolène, la candidate perdante des dernières présidentielles françaises, n’avait que cet exemple pour dénominateur de la vertu. Economique, social, culturel, bref la Suède serait un paradis, né de la sociale démocratie.

Traverser Stockholm, comme une libido aux aguets, la blondeur de chacun n’est pas un mythe. Aux premiers abords Entre le jaune et le blanc, la tignasse identique, et le teint pâle, l’autochtone m’excite par la perfection. Un moule dont chaque génération a  su profiter.

Comment arriver à cette similitude parfaite ? Depuis 1935 la Suède ainsi que bien d’autres pays nordique, ainsi que l’Allemagne se sont livré à l’eugénisme, à la sélection de la race. Selon des critères de pureté, aryen de souche, des femmes et des hommes se sont vu contraint, de force, à une stérilisation. De manière méthodique et tatillonne, des fonctionnaires zélés ont dénié à vie le droit de procréer sous des prétextes de plus en plus fallacieux au fil des années : femme volage, fille mère, personnes aux capacités mentales plus faibles que la moyenne, origine incertaine….  

Nazisme et social-démocratie.

Himmler estimait que la race germanique la plus pure se trouvait en Suède et il voulait y recruter une division SS.

En 1928 le discours fondateur du modèle social démocrate,  de Per Albin Hansson, petit père du peuple Suedois, établi la notion du « foyer du peuple » une vision goubliboulga et communautariste où règnent la solidarité et l’égalité. En fait d'interventionnisme dans la « petite vie » - c'est une politique sociale visant la vie des foyers, les mœurs et la vie sexuelle. La limite est franchie. Ce qui justifiera la politique eugéniste de l'époque. Ou bien l'interdiction du mariage entre un suédois et une personne de confession juive, l'interdiction de soin et d'éducation faite aux Roms. Autant de mesures radicales,  qui rappellent la politique des nazis allemands.

Sauf que cette haine de l’Autre n’a jamais été dénoncée. Les industriels allemands se sont servis du nazisme dans un but mercantile, dans l'obsession de l'enrichissement coûte que coûte. Les Suédois, banquiers de l’or nazis, eux, y ont crus bien plus que tous.

suede 1L’eugénisme, qui concerna plus de soixante mille personnes, ne manque pas de m’exciter au final,  à chaque fois que je croise un de ces garçons qui ne pourrait comprendre mes yeux de braise sur son physique d’angelot, j’ai des envies de viol. Quant d’un coup je viens à croiser Barbamama dans un étrange je-m’en-foutisme général. Habitué à un Islam intégré au pays, je comprends que la notion d’assimilation est tout autre en pays Nordique. Issue principalement du Moyen-Orient, les populations de confession musulmane ont une foi plus expressive. Et les tensions vont crescendo avec une montée des extrêmes.

La Suède ou le modèle antisémite

Bien que sans génocide, sans procès de Nuremberg, la Suède vit  dans l’expiation depuis les années 90. Indemniser les victimes de la stérilisation forcée, un début de chasse aux SS du pays et changer  son image United Benetton. Avec un déficit démographique important, le pays est obligé d’ouvrir les portes de son territoire. Surtout aux minorités persécutées : irakiens, Somaliens, Afghans.

suede 3L’antisémitisme est entretenu par l'immigration musulmane, la Suède comme la Canada en pointe dans le domaine de la politique d’immigration ont un antisémitisme de reflex. Le manque d’éducation de ces populations et le populisme des médias ont conditionnés la haine du juif et de l’israélien en particulier. Un animateur télé se plaint sur Radio Canada qu'"Israël ne se soit pas encore effondrée, car elle n’a pas le droit à l’existence" un quotidien populaire Aftonbladet affirme que l'armée israélienne se livre à un trafic d'organes d'enfants palestiniens.
La Suède accueille des antisémites décomplexés : Ditlieb Felderer, Ahmed Rami.  Islamiste de renom, Rami pense qu’:"Hitler aurait du achever son œuvre » d'extermination des Juifs. En 2006, le quotidien Göteborgs-Posten titrait : « La haine des Juifs est parmi nous ». Un sondage venait de révéler que 41 % des 5.000 personnes interrogées avaient une opinion totalement ou partiellement négative des Juifs. Il confirmait la vitalité en Suède de tous les préjugés sur le Juif cupide ou sur la conspiration mondiale des Juifs. La nouvelle alliance atypique « brun-vert » renoue avec la tradition nationale sociale démocrate.

En bref je n’ai jamais compris la volonté de Maor de s’installer dans ce pays, à part les considérations pécuniaires et son envie de blonds aux yeux bleus qui le culbutent tous les soirs comme de l’ivresse frénétique.

Ces derniers jours m’ont filé la nausée et j’ai dû me défouler. Est ce un délire de faciès ou juste la façon d'être éconduit par son amoureux qui tout à coup devient l'ex qui m'autorise ce genre de hargne anti-viking ? Ou bien le récit de ce même ex quand à la haine du juif et sa peur de fréquenter certaines villes ? Mythe ou réalité ? L’israélien se sent en insécurité chaque fois à l’étranger. Les Suédois ne m'ont jamais inspiré, autant que j'approfondisse ce malaise maintenant vérifié sur place. Un goût amer dans la bouche, une chanson de l'Eurovision beaucoup trop clinquant et au final sans charme.
Tout est trop bien réglé pour être honnête au pays de Strindberg. Il est temps de partir.